Couvre-chefs Initiation et fantaisie
Le mécène, collectionneur, Antoine de Galbert, fondateur de la Maison rouge à Paris en 2004, a choisi de léguer en 2017 plus de cinq cents coiffes du monde entier au musée des Confluences de Lyon. Le Monde en tête, ouvrage imposant, de belle confection, constitue le catalogue raisonné de la donation d’Antoine de Galbert, présentée au musée lors d’une exposition qui durera du 6 juin 2019 au 15 mars 2020. Des écrits d’anthropologues et d’ethnologues fournissent des explications documentées accompagnées de photographies très réussies de ces couvre-chefs fantaisistes et énigmatiques. Tout d’abord, n’oublions pas que la coiffe possède une histoire ancienne. La « couverture de tête » (Richelet, 1680) se lisait comme signe indiciel, car personne ne sortait en Europe sans couvre-chefs. Femmes et hommes étaient chapeautés jusque dans les années 60, à la ville et à la campagne. L’on se découvrait devant les instances de pouvoir (religieuses, seigneuriales, patronales), par allégeance, humilité. L’homme soulevait son chapeau pour saluer les femmes. Les femmes en « cheveux » étaient des ouvrières ou des femmes perdues, les individus sans chapeaux, des indigents.