Pour le dire d'une phrase, l'auteur joue la contemplation autodidacte, réaliste et autonome contre notre coûteuse (ruineuse, malgré sa "gratuité") et dirigée (soumise aux seuls besoins formés pour elle) hallucination idolo-numérique, dans et par laquelle, écrit Nazim Siblot :
"Infantilisés et prostrés, échine ployée, nous coupons avec le monde réel dans l'attente d'une excitation factice, toujours plus rapidement décevante, nous vouant à un renouvellement indéfini donc structurellement insatisfaisant, qui nous laisse à terme hébétés, dans un piteux mélange de désir non comblé et de saturation écœurée. (...) Appauvrissement nihiliste, obstinément poursuivi, signant l'exil volontaire de l'expérience directe au profit de la compagnie de spectres numériques" (p.274). Et contempler sera le suffisant remède : "Redresser la tête, libérés, afin, littéralement, de nous réincarner" (id.).